Modèle RÀI

Le modèle réponse à l’intervention (R.À.I.) :

L’organisation des services à l’élève ayant des besoins particuliers a évolué depuis plusieurs années. La définition même de ce qu’est un élève en difficulté a ,elle aussi, bien évolué.

Il n’y a pas si longtemps, un élève en difficulté était défini comme un élève qui n’était pas au même niveau que les autres élèves de son âge. Cela avait pour effet, que l’élève issu de l’immigration, l’élève provenant d’un autre système d’éducation ou l’élève ayant redoublé une année était d’emblée reconnu comme étant en difficulté. Aujourd’hui, on reconnait comme en difficulté, l’élève qui ayant reçu un enseignement efficace et ayant reçu une première série de mesures de soutien traditionnelles n’a toujours pas atteint les objectifs visés. Ce qui nous amène dès lors, à mettre en place une première mesure de soutien nécessaire à l’élève (pallier II) avant de le considérer en difficulté; une façon d’agir qui n’existait pas auparavant. C’est l’approche « réponse à l’intervention ».

Mentionnons aussi que la recherche en éducation a eu un impact important sur l’offre de soutien qui est considérée efficace. Il y a une dizaine d’année à peine, on constatait que les élèves en difficultés devaient avoir une heure d’orthopédagogie par semaine dans un groupe pouvant compter jusqu’à six (6) élèves. Aujourd’hui, nous savons que la fréquence par semaine est plus important que la durée du service qu’il reçoit. C’est pourquoi, nous privilégions à ce que l’élève soit rencontré de 3 à 5 fois par semaine. Nous savons également que le nombre d’élèves, lorsque l’enfant est considéré en difficulté, doit être de un ou tout au plus deux.

L’approche « réponse à l’intervention » (R.À.I.) a été développée aux États-Unis et a fait l’objet d’expérimentations et d’études d’impact. Dans sa synthèse des synthèses, John Hattie (2012) a répertorié 13 études de Tran, Sanchez, Arellano & Swanson (2011). Il en ressort un fort impact lorsqu’une école déploie ses ressources en lien avec cette approche.

Cette approche permet de mieux organiser les services aux élèves éprouvant des difficultés d’apprentissages, particulièrement en offrant un service de « palier II » dès l’apparition des difficultés et en cernant plus efficacement les objectifs à prioriser pour chaque élève concerné. Le R.À.I. permet de se doter d’un service supplémentaire avant que l’élève soit référé en orthopédagogie dorénavant appelé « palier III », et qui fera en sorte que l’élève aura le soutien dont il a besoin.

Pour notre école, c’est depuis 2014-2015 que nous avons décidé de travailler en lien avec cette approche. En avril 2015, le conseil d’établissement approuvait que l’approche R.À.I. devienne l’approche à prioriser dans la « mise en œuvre des services complémentaires » pour notre école.